Politique

Pourquoi les gilets jaunes appellent à un « six – seven » en novembre

Et bientôt les batailles d’aura ? La coordination des gilets jaunes appelle à « élargir le mouvement » de contestation contre la vie chère dans le pays. Ce, en plaidant pour une mobilisation dans la durée après la grande journée de grève prévue le 5 novembre.

« On doit faire en sorte que le 5 novembre ne soit pas un 5 novembre intersyndical seulement, mais le 5 novembre du peuple », a ainsi expliqué Benjamin Ball, un membre de la coordination des gilets jaunes, ce jeudi 29 octobre sur RMC. Et d’ajouter : « Nous, après le 5, on appelle à un six-seven », en référence à cette expression devenue virale dans les cours de récréation et au-delà.

En clair, sur leur site, les gilets jaunes appellent à « reconduire » grèves et blocages le vendredi 6 novembre, puis à un « acte IV » de mobilisation le samedi 7 « pour l’égalité réelle », avec des manifestations partout en France. Bloquer le pays, « c’est nécessaire, puisque le président de la République refuse de répondre aux revendications », a aussi estimé Benjamin Ball, appelant à « créer un rapport de force » avec l’exécutif.

Les jeunes veulent poursuivre leur mobilisation

« Le 17 octobre, c’est un début. (…) Quand on met seulement 800 000 personnes dans les rues (selon les organisateurs), ce n’est pas assez pour pouvoir faire céder un gouvernement » a encore expliqué le militant, également éditeur du site qui cartographie les actions du mouvement de lutte contre le coût de la vie, né d’une protestation contre les prix des carburants en 2018.

En attendant le 5 novembre, une journée redoutée par les autorités, les contestataires doivent déjà se retrouver ce samedi 31 octobre, dans les rues, pour protester contre « la vie chère » et dénoncer « la dérive autoritaire » du gouvernement. Il s’agit de la troisième journée de manifestations en trois semaines.

À l’origine de la fronde partie des lycées puis des universités avant de déboucher sur les premières mobilisations, l’intersyndicale jeunesse (Fage, Union étudiante, l’Unef et l’Union syndicale lycéenne) et les organisations Les Lycéens ! et Renouveau lycéen ont indiqué poursuivre leur mobilisation la semaine de la rentrée, malgré les annonces récentes de Sébastien Lecornu et ses ministres, comme le remplacement progressif de Parcoursup. Nul doute que l’appel des gilets jaunes trouvera après d’eux un écho particulier. Pour le gouvernement, le plus dur n’a peut-être pas encore commencé.