Sur le budget, Olivier Faure agite la menace de la censure après à la main tendue de Sébastien Lecornu
Une main tendue qui n’a pas été saisie. « Pour négocier, il faut être deux », a fustigé Olivier Faure, Premier secrétaire du parti socialiste, dans un entretien à La Tribune Dimanche, samedi 26 septembre. Une déclaration qui fait suite à la main tendue du Premier ministre Sébastien Lecornu, afin de trouver un compromis sur le budget.
« À l’approche de l’élection présidentielle, le gouvernement se tourne aujourd’hui vers l’extrême droite, en acceptant l’introduction de la préférence nationale dans l’attribution de certaines prestations sociales », a déploré le candidat à la primaire sociale-démocrate en vue de la présidentielle. « Si rien ne change, nous censurerons » le gouvernement.
Autre point de friction dans le projet de budget présenté par le Premier ministre pour 2027 : « la baisse des subventions aux énergies renouvelables ou la réduction de la contribution de la France à l’Union européenne », qui constituent également des revendications du Rassemblement national, a-t-il insisté.
Sébastien Lecornu a adressé mardi 22 septembre aux députés et sénateurs PS un courrier les conviant à une rencontre pour « engager » un travail de compromis sur les textes budgétaires qui doivent être présentés jeudi en conseil des ministres.
« Franchise » et « volonté d’aboutir »
« Le compromis de 2026 a été possible parce que chacun a accepté de faire un pas. Je suis prêt à poursuivre cette démarche avec vous, avec la même franchise et la même volonté d’aboutir », avait-il écrit.
« L’an dernier, la suspension de la réforme des retraites, le repas à 1 euro pour les étudiants, la hausse de la prime d’activité ou encore le maintien du niveau des retraites et des prestations sociales obtenus lors d’âpres discussions nous ont permis d’amoindrir un budget très dur », a rappelé Olivier Faure.
À moins de sept mois de la présidentielle, les propositions déjà formulées par le gouvernement « nous place(nt) dans une situation radicalement différente » cette année, a-t-il insisté.
Sans fermer la porte aux discussions, le chef de file des députés PS, Boris Vallaud, avait déjà estimé mercredi 24 septembre dans la soirée qu’il ne « voyait pas la main tendue » dans ce budget « récessif » et que la copie devait être « radicalement corrigée ».



