Dates, nouveaux prix, billetterie… Voici à quoi ressemblera le nouveau festival de BD à Angoulême
Après des éditions 2024 et 2025 marquées par des boycotts et une édition 2026 annulée, l’heure est au changement pour le festival d’Angoulême. Ce mardi 3 novembre, ses organisateurs ont dévoilé plusieurs nouveautés.
À commencer par un nouveau nom : il faudra désormais dire « Angoulême Bande Dessinée ». « Ce festival est un bien commun. On veut se mettre au service de la profession, mais aussi du public, pour créer un événement qui (…) défende une vision populaire, exigeante et inclusive », a affirmé Céline Bagot, l’une des codirectrices de « M : BD », structure ad hoc créée par le nouveau délégataire de l’organisation, Morgane Group, lors d’une conférence de presse.
Aux manettes du festival historique depuis 2007, la société 9eArt+ avait fait l’objet d’un boycott massif des auteurs et autrices après une édition mouvementée en 2025 et avait dû renoncer à organiser celle de 2026, privée de subventions par les pouvoirs publics. Son recours en justice a été rejeté mi-octobre.
Plusieurs nouveautés ont été annoncées du 28 au 31 janvier, avec une journée consacrée aux professionnels le 27, et six expositions ont été dévoilées, notamment celles d’Annouck Ricard, Ugo Bienvenu ou Florence Dupré La Tour.
Des auteurs mieux reconnus, un lieu refuge…
Les nouveaux organisateurs ont fait part de leur souhait de « resserrer » le nombre de titres en sélection à une quarantaine environ, « dans une volonté de plus de visibilité », ainsi que de réduire à neuf le nombre de prix du palmarès – qui seront désormais dotés, à hauteur de 2 500 euros chacun.
Concernant les auteurs, qui s’estimaient déconsidérés lors des précédentes éditions, ils seront désormais rémunérés pour leur participation à la programmation officielle de l’événement. Un accompagnement leur sera aussi proposé « pour les aider dans la compréhension de leurs droits » et un « lieu de repos », à l’abri de l’effervescence de l’événement, leur sera dédié.
Un « lieu refuge » pour le public sera par ailleurs créé, avec « une équipe spécifiquement formée à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles », sujet qui avait fortement mobilisé les acteurs du boycott après le licenciement, en 2024, d’une salariée de l’organisation qui venait de porter plainte pour viol.
Enfin, M : BD s’est engagée à bannir toute utilisation de l’intelligence artificielle. « Tous les aspects artistiques du festival » seront concernés, a pointé Marie Parisot, l’autre co-directrice, précisant que les titres en sélection « seront évidemment inéligibles s’il y a des soupçons avérés ».
La billetterie est ouverte à partir de ce mardi 3 novembre, avec différents pass, et des entrées exonérées les jeudi et dimanche sur critères sociaux, notamment pour les locaux. Pour les pleins tarifs, comptez 30 € +1,45 € de Frais E-Ticket.



