Economia

Faciliter les ouvertures le dimanche ? Le gouvernement « favorable » à cette demande des commerçants

Compenser le manque à gagner. Le gouvernement compte encourager maires et préfets à autoriser jusqu’à Noël des ouvertures dominicales exceptionnelles pour les commerces affectés les samedis par les manifestations, a annoncé ce jeudi 29 octobre la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, en réponse à une demande des organisations de commerçants.

« On facilitera l’ouverture le dimanche d’ici à Noël pour permettre aux commerçants de rattraper ce manque à gagner », a-t-elle déclaré sur BFMTV et RMC. « C’est une demande des commerçants eux-mêmes, donc faciliter cette ouverture-là, c’est répondre à leurs demandes », a ajouté la porte-parole. L’ouverture le dimanche est soumise à une dérogation du maire de la ville sous la supervision du préfet qui peut « étendre le nombre de dimanches ouverts par an ».

En marge des manifestations contre la vie chère et pour les revendications lycéennes du 17 octobre, plus de 3 000 commerces ont subi des dégradations et pillages sur l’ensemble du territoire. Plusieurs mesures d’aides ont déjà été débloquées par le gouvernement, dont un prêt auprès de Bpifrance allant jusqu’à 50 000 euros et un dispositif de chômage partiel pour les salariés de commerces contraints de fermer, intégralement pris en charge par l’État dans les entreprises de moins de 150 salariés. Entre 10 000 et 15 000 emplois seraient concernés, selon le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou.

« Presque un OK de principe » pour Farandou

Mais au-delà de ces dispositions de rattrapage, les commerçants s’inquiètent des pertes à venir, en particulier dans la saison des fêtes de fin d’année. Au moins deux autres journées de protestation sont déjà annoncées : le samedi 31 octobre, à l’initiative des lycéens et le jeudi 5 novembre où l’intersyndicale a appelé à la grève générale. Auprès du Parisien, le patron de l’U2P, organisation représentative des petits commerces, précise que les mois de novembre et décembre peuvent représenter jusqu’à 40 % du chiffre d’affaires annuel.

Également interrogé jeudi sur France Inter, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, s’y est dit favorable. « C’est presque un OK de principe », a-t-il déclaré, en précisant qu’il voulait d’abord s’assurer que les commerçants dont les locaux ont été la cible de violences ou de pillages « sont prêts à repartir dans de bonnes conditions » et qu’ils ont éventuellement « pu réparer leurs commerces ». « Si ça peut aider les commerçants à retrouver de l’activité, je pense qu’il faut le faire par solidarité avec ces professions-là qui ont été durement touchées », a aussi estimé le ministre du Travail, en précisant que ces ouvertures dominicales se feraient « sur la base du volontariat des salariés ».