Comment le gouvernement veut faire baisser le prix du gazole de 15 centimes par litre
Bientôt une baisse des prix du gazole ? C’est ce que promet Sébastien Lecornu, qui a annoncé une nouvelle mesure concernant le prix du carburant ce mercredi 7 octobre. Le Premier ministre a ainsi déclaré qu’au cours des trois prochains mois, 10 millions de barils de gazole issus des stocks stratégiques du pays vont être mis à la disposition des distributeurs.
Cela devrait permettre une baisse « de 12 à 18 centimes » du prix du litre de gazole, selon le gouvernement. L’exécutif prend pour référence un litre à 2,40 euros : avec la baisse annoncée, celui-ci reviendrait donc entre 2,22 et 2,28 euros. À la clé, une économie pouvant atteindre environ 10 euros sur un plein.
Cette mesure ne signifie toutefois pas que les prix baisseront immédiatement dans toutes les stations : les distributeurs devront d’abord s’approvisionner avec ce gazole moins cher, puis en répercuter le bénéfice sur les prix à la pompe. Par ailleurs, les 10 millions de barils libérés restent à mettre en regard de la consommation française : le pays consomme environ 18 millions de barils de gazole par mois.
Libération des stocks stratégiques
« Le gazole concerné a été acheté avant la flambée des cours et sera mis à disposition au prix de revient (et) permettra mécaniquement de baisser les prix à la pompe », a affirmé le chef du gouvernement lors d’une allocution télévisée. En ce sens, Sébastien Lecornu a annoncé qu’il réunirait à Matignon les distributeurs « pour y travailler dans les tout prochains jours ».
« Les cours mondiaux continueront d’évoluer, mais nous pouvons ainsi amortir une partie du choc », s’est félicité le Premier ministre, alors que les prix des carburants restent à des niveaux très élevés sur les marchés mondiaux en raison du conflit dans le Golfe et du blocage du détroit d’Ormuz.
En outre, cette décision française s’inscrit dans une opération plus large, décidée par les pays du G7 et coordonnée par l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Vendredi, les dirigeants des sept pays ont convenu de mettre sur le marché dans les quatre mois jusqu’à 100 millions de de barils de gazole et pétrole brut issus des stocks stratégiques pour tenter de réduire la pression sur les prix des carburants.


