Sifflé lors de la manifestation à Paris, Glucksmann se « contrefout » des militants « hostiles »
Bilan de la première manifestation du candidat Glucksmann : très mitigé. Pour son premier déplacement dans le cortège parisien depuis le début de la contestation, Raphaël Glucksmann a été accueilli ce jeudi 5 novembre par des sifflets et slogans hostiles. Le candidat Place Publique-PS a minimisé, déclarant s’en « contrefoutre » des « militants politiques hostiles » à sa présence. Il a finalement quitté la manifestation assez rapidement.
Venu sur la place de la République d’où s’élançait l’intersyndicale, l’eurodéputé a été accueilli par des cris « non, Glucksmann n’est pas un camarade », « tout le monde déteste le PS », mais aussi par des « Raphaël président » et quelques applaudissements. « S’il y a des militants politiques qui sont hostiles à notre présence, je m’en fous, je m’en contrefous. Aujourd’hui, c’est la journée des travailleurs. Ce n’est pas la journée des militants politiques qui sont pour un autre candidat et qui cherchent à nous empêcher de nous exprimer », a-t-il déclaré à la presse, accompagné de plusieurs cadres socialistes dont le premier secrétaire Olivier Faure.
« Mon rôle aujourd’hui, c’est d’être en soutien à l’intersyndicale, c’est d’être en soutien aux revendications des travailleurs, c’est d’être en soutien à ces travailleurs français qui n’arrivent plus à boucler leur fin de mois et pour réclamer un salaire digne, une augmentation du Smic », a insisté le candidat.
Raphaël Glucksmann quitte le cortège à cause de « black blocs »
Raphaël Glucksmann a assuré vouloir représenter « la rupture démocratique, la rupture réaliste, la rupture qui ne fracture pas le pays » et a promis de « réconcilier les Français » en faisant « l’inverse de ce qui s’est passé depuis 10 ans : on va redistribuer, mais pas des pauvres vers les riches, comme ça s’est produit depuis 10 ans, mais à l’inverse ».
Mais il a finalement quitté la manifestation parisienne, après avoir été bloqué durant 45 minutes à son point de départ, place de la République donc, entouré de militants hostiles, a constaté une journaliste de l’AFP. Son équipe de campagne a précisé à l’AFP que la préfecture de police lui avait signalé la présence de « black blocs » sur la place, « ce qui a justifié son départ après plus d’une heure sur place ».
Depuis le début de sa campagne, le député européen peine à se rendre sur le terrain. En septembre, c’est lors d’un rassemblement contre les violences sexistes et sexuelles qu’il avait été pris à partie. Puis il a été enfariné le soir même de sa victoire à la primaire PS-Place Publique. Lui et ses équipes y voient l’œuvre de militants de gauche radicale et dénoncent un « harcèlement » de La France insoumise.


