Pour son premier concert, Céline Dion a largement rassuré ses fans (et la presse mondiale)
Une pression à la hauteur des six années d’absence. Céline Dion était attendue au tournant, tant par ses fans que par les médias du monde entier, pour son retour sur scène le samedi 12 septembre à Paris. Pour le premier concert de sa résidence française, la star québécoise a su rassurer les spectateurs de la Plenitude Arena de Nanterre, prouvant qu’elle reste une diva à la voix d’or, malgré les affres de la maladie.
Ces épreuves, Céline Dion n’a pas cherché à les dissimuler. « Y a une chose que je peux vous dire en trois mots : je vais bien », a-t-elle lancé au public avant d’interpréter J’irai où tu iras. « J’ai appris à vivre avec cette fragilité, à force de la côtoyer, je l’ai apprivoisée et j’ai décidé d’en faire une force dans la vie », a rassuré la Canadienne, que vous pouvez réécouter ci-dessous, avant de lancer : « Ce soir on chante, on danse, on fait la fête ».
Ces temps d’échange avec le public, la présence scénique de l’artiste et son choix de ne pas s’appuyer sur des invités et de porter le spectacle seule avec ses musiciens ont été autant de voyants verts aux yeux des fans et des journalistes présents dans la salle. Céline Dion est « en forme olympique », salue ainsi Le Parisien, visiblement marqué par sa performance aux JO 2024 et qui note que la chanteuse n’a pas peur d’occuper l’espace. Elle « se met à genoux » puis « se relève » sur Ne bouge pas ou elle « joue avec le public » sur Dans un autre monde.
Après avoir dû annuler de nombreux concerts, la faute à sa maladie paralysante, Céline Dion danse, « roule des yeux » et « semble prendre un immense plaisir », observe le média francilien qui écrit : « elle est trop heureuse et son bonheur est contagieux ».
Une « montée en puissance » au fil du concert
Ce n’était pourtant pas gagné : le tout début de la soirée a été marqué par quelques fausses notes, qui ont donné de petites sueurs froides au journaliste du titre québécois Le Devoir, selon qui la Canadienne « a semblé se battre de longues minutes contre sa chanson » d’ouverture, On ne change pas.
Après s’être demandé si elle réussirait même « à se rendre jusqu’au bout », le reporter a été rassuré de voir que l’« angoisse » du come-back avait aussi joué dans le blocage, la chanteuse se montrant « complètement ragaillardie » une fois le concert lancé, entre « pas de danse » endiablés et notes « beaucoup plus justes ». Céline « tangue, mais tient bon », résume le journaliste, en référence à la devise parisienne Fluctuat nec mergitur.
Cette montée en puissance a été constatée par beaucoup d’autres médias, français et internationaux, qui concluent tous que le concert de samedi acte bel et bien la renaissance de Céline Dion. « Il n’y a pas eu d’invité surprise ce soir, c’était juste elle », salue la journaliste musique de franceinfo, pour qui la chanteuse s’« en est bien sortie » malgré quelques « petits soucis de justesse […] au début ».
La faute à l’« émotion », estime-t-elle comme son confrère du Devoir, relevant que la diva a su « monter en puissance » avec de vrais « morceaux de bravoure ».
Une voix moins puissante qu’avant, mais toujours bluffante
La voix est-elle exactement la même qu’avant ? Non, concèdent plusieurs journalistes, mais Céline Dion est parvenue à rassurer sur sa capacité à faire le show. The Guardian note par exemple que des « adaptations nécessaires ont été apportées » à certaines chansons comme The Power of Love ou My Heart Will Go On, interprétées « dans un registre plus grave ». « C’est compréhensible compte tenu de l’impact de sa santé sur sa voix », affirme le journaliste, qui parle quand même d’un « retour triomphant et plein d’émotion ».
« Des larmes, des tubes, des fans et quelques fausses notes », titre Télérama, forcé de constater que Céline Dion, « dont la virtuosité vocale a longtemps semblé sans failles ne chante plus toujours juste », mais qui souligne qu’elle reste « capable d’acrobaties vocales saisissantes ». Des imperfections donc, mais qu’« elle aura tout le loisir de gommer » lors des vingt-cinq autres dates prévues, veut croire le média culturel.
Le bilan reste largement positif et de petits moments de grâce ont retenu l’attention et achevé de rassurer le public. Sur All By Myself par exemple, Céline Dion a bluffé ses compatriotes de Radio-Canada, qui saluent sa capacité à « pousser une note bien sentie de huit secondes, alors que personne n’y croyait à cause de sa maladie ».
« Elle brille dans la Ville Lumière », résume le média canadien, qui aime autant sa Céline que les jeux de mots. La palme du trait d’esprit revient au journaliste du Times of London, lui aussi rassuré par ce premier concert et qui constate que « miraculeusement » : « Her art will go on » « Son art va continuer »), un petit clin d’oeil à la cultissime chanson de Titanic.



