Santé

La moitié des patients atteints de cancer ne sont pas consultés sur leur traitement par radiothérapie

La nécessité de mieux associer les personnes malades aux décisions thérapeutiques. Selon une étude de la Ligue contre le cancer que dévoile franceinfo ce dimanche 13 septembre, 50, 6 % des patients atteints d’un cancer déclarent n’avoir pas été consultés sur le traitement par radiothérapie.

Celui-ci consiste à utiliser des rayonnements pour détruire les cellules cancéreuses. Il s’agit de l’un des principaux traitements utilisés contre les cancers, aux côtés de la chirurgie et de la chimiothérapie. Plus de la moitié des patients sont traités par radiothérapie à une étape de leur parcours de soins, indique l’Institut national du cancer.

« Il faut travailler sur ce point, pour que le consentement et l’acceptation du traitement soient effectifs. Un patient qui accepte le traitement adhérera beaucoup plus aux soins », met en avant Catherine Simonin, présidente de la commission société et politiques de santé à la Ligue, auprès de franceinfo.

Sur les 3 669 patients interrogés dans l’étude, 28,5 % affirment que leur consentement n’a pas été demandé. 27 % déclarent ensuite n’avoir pas été informés des effets secondaires possibles et des risques de la radiothérapie. Plusieurs d’entre eux sont pourtant pleinement identifiés : fatigue, inflammations ou irritations, troubles digestifs, etc.

Les femmes davantage concernées

24,4 % des patients interrogés indiquent également n’avoir pas reçu d’informations sur l’après-traitement. « Ces résultats traduisent des limites importantes dans la capacité du système à associer les personnes malades aux décisions thérapeutiques », souligne l’étude, qui doit être publiée lundi dans son intégralité.

Pour la Ligue du cancer, la qualité de la relation de soin repose en effet « sur la possibilité donnée aux personnes malades d’exprimer leurs préférences, leurs attentes et leurs interrogations ». Sur son site, l’Institut national du cancer rappelle en effet que « la proposition de traitement est ensuite discutée avec vous lors de la consultation dédiée à la proposition thérapeutique avec votre médecin référent ».

Ce manque de sollicitation est par ailleurs très genré. 37,3 % des femmes interrogées rapportent que leur consentement n’a pas sollicité contre 17,1 % des hommes. De la même manière, 64 % des femmes déclarent que leur opinion sur leur traitement ne leur a pas été demandée, contre 33 % des hommes.